01/10/2010

Christian Levrat ou le cocu magnifique

Christian Levrat ou le cocu magnifique. Tel était le titre de la pièce de théâtre qui se jouait lundi sur la scène fédérale. Dans le rôle-titre: le président du Parti socialiste. Magnifique. On y voyait la douleur de l’homme trahi, trompé par sa douce moitié radicale, le Florentin d’opérette Fulvio Pelli. «Menteur!» s’époumonait à tue-tête Levrat à l’adresse du président radical. Une mélodie qui à défaut d’être juste ne manquait pas de coffre.

Pourquoi un tel drame? Parce que l’égérie des consommateurs suisses, la socialiste Sommaruga, a été forcée de reprendre le mal aimé Département de justice et police alors que le radical Schneider-Amman s’est approprié l’Economie. Christian Levrat, qui s’était uni à Fulvio Pelli il y a quelques semaines pour assurer en douceur la succession Leuenberger et Merz au Conseil fédéral, ne s’attendait pas à une telle gifle. Rouge de colère, il traite aujourd’hui son ancien partenaire de menteur, accuse le centre droit d’arrogance, crie au consensus perdu et voue Eveline Widmer-Schlumpf aux gémonies.

C’est passionné, c’est touchant, mais c’est surtout d’un comique achevé.

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05:36 Publié dans politique suisse | Tags : levrat, socialiste, conseil fédéral, suisse, pelli | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | |