25/05/2013

Cyberguerre en Suisse et avions de combat

La Suisse a compris que la cyberguerre n’est pas simplement un mauvais scénario de série B. Elle s’y prépare activement, comme l’a démontré ces jours-ci l’exercice géant de la Confédération. Il consistait en une attaque massive des bases de données du pays, avec comme conséquences des CFF paralysés, des avions cloués au sol, des centaines de millions qui s’évaporent et un chantage embarrassant.


Il y a dix jours le Conseil fédéral adoptait de surcroît une stratégie nationale de protection contre les cyberrisques. Celle-ci implique notamment que 28 nouveaux postes de spécialistes seront créés, un renfort dont l’ampleur est confortable dans l’Administration fédérale.

Peut-on dès lors dormir sur ses deux oreilles en sachant que la Suisse est prête à parer et à riposter à une attaque informatique massive sur ses infrastructures, ses bases de données financières ou ses trafics de paiement? Pas vraiment.

Quand on lit le rapport sur la stratégie nationale, deux choses laissent un arrière-goût désagréable: le rythme et le côté usine à gaz. Le gouvernement avance tranquillement jusqu’en 2017 pour éliminer les principales failles et il centralise avec peine le pouvoir d’intervention de la centrale MELANI.

Tout cela manque de force de frappe et de rapidité. Si la guerre informatique est le nouveau grand danger qui menace les institutions suisses, alors cela mérite mieux qu’un sympathique bricolage administratif.

Alors, bien sûr, les moyens de la Confédération ne sont pas illimités. Mais on peine toujours à comprendre les priorités actuelles de la Défense. On persiste à vouloir mettre 3 milliards dans de nouveaux avions de combat alors que le danger venant du ciel reste minime. Ce qui n’est pas le cas des menaces d’espionnage, de sabotage et de vol de données informatiques.

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Commentaires

Ah ! La cybercriminalité ! En voilà un concept à la mode, qui donne immédiatement l’air intelligent à celui qui l’évoque. La défense ne doit pas être une variable d’ajustement au moment où nous entrons dans une époque difficile et incertaine pour notre sécurité globale.

La fin de la Guerre froide n’a pas produit les résultats escomptés; bien au contraire, les zones de crise ou de conflit se sont multipliées, imposant aux principales puissances occidentales de disposer de capacités d’intervention rapides et polyvalentes.

De fait, les nouvelles menaces ne remplacent pas les anciennes, elles viennent s’y ajouter. Préparer la Cyberguerre est aussi important que de disposer d’un avion moderne avec un radar et des capteurs susceptibles de «voir & intercepter» les nouvelles menacent que sont les missiles balistiques en pleine prolifération ainsi que les drones et avions furtif. Car en effet, le radar AESA du Gripen le permet, de la même manière que l’électronique d’un avion moderne permet de brouiller et contrer les nouveaux virus informatique.

De fait, l’armée de demain à autant besoin du Gripen E que d’informaticiens, c’est le contraire qui est dangereux !!

Écrit par : Steeve | 28/05/2013

La cyber guerre est une priorité, oui, mais démandez aux insurgés syriens ce qu ils craignent le plus : les informaticiens de Bachar ou les bombes et missiles de son aviation ? Et comment pourraient -on stopper celle-ci ? Avec des avions de combat et non des virus informatique !

Dans cyber guerre vous oubliez les Psyops, opérations psychologique qui consistent a tronquer l information, hors, nous vivons ce phénomène régulièrement dans la vie de tout la jours. Il n y a qu à voir comment les gens de la com de Dassault et d' eads ont réussi,à de s'informer sur le Gripen. Vos équipent de journalistes sont tombés dans le panneaux comme des amateurs.

Former des spécialistes en informatiques est assez rapide et ce genre de personne ne manque pas, par contre former des pilotes et des mécaniciens tout en intégrant un nouvel avion prend des années, l'avion de combat est un priorité qui demande du temps contrairement à la cyber defence.

Veilliez noter que les systèmes de l armée sont protéger contre les virus informatique alors que le point faible vient des civils.

Je ne peux que constater que malheureusement il manque des journalistes spécialisés dans les domaines aéronautique et militaire, en conséquence il difficile pour vous et vos collègues d avoir une vision spécialisées sur ces deux thèmes. Dommage, il y a pourtant des personnes compétentes sur ces sujets dans notre pays.

Bien à vous .

Écrit par : Phillippe | 28/05/2013

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