14/05/2013

L’armée suisse reste la bonne à tout faire

Est-ce une opération camouflage pour éviter de renseigner l’ennemi? Toujours est-il qu’il devient de plus en plus difficile de comprendre ce qu’Ueli Maurer veut faire de l’armée suisse à l’avenir.Le président de la Confédération et chef du Département de la défense continue de cultiver l’ambiguïté et les déclarations contradictoires.


Il milite, d’une part, pour avoir la meilleure armée du monde et, d’autre part, il défend avec flamme une armée low cost avec le Gripen comme étendard.

Il identifie ensuite la guerre informatique comme la nouvelle grande menace. Il explique qu’elle changera profondément l’armée, comme l’arrivée de l’aviation a modifié à l’époque la façon de concevoir la guerre. Et quelles conclusions en tire-t-il? Pratiquement aucune. Il attend… 2020 pour mettre le paquet contre ce danger. Pourquoi? Il dit n’avoir plus d’argent en raison de l’achat des Gripen et, en matière informatique, «on ne rate rien si on ne fait rien maintenant».

Comment expliquer ce discours déroutant? Il est sans doute dû au syndrome du supertanker. L’armée n’est pas une agile frégate mais un lourd paquebot. Dont il est très difficile de modifier radicalement le cap.

Maurer, comme ses prédécesseurs, a vu l’obsolescence du navire. Il supprime donc des matelots, colmate les brèches, mais n’arrive pas à enclencher la vitesse supérieure. A sa décharge, les cantons freinent également, eux qui tiennent à conserver des casernes inutiles pour des raisons purement économiques.

L’armée va donc rester cette bonne à tout faire sympathique qu’on appellera en renfort lors du prochain glissement de terrain ou de l’organisation de la Fête fédérale de lutte. C’est utile, certes, mais ce n’est pas la mission première de l’armée. Seule une crise grave, attentat terroriste ou attaque informatique de grande ampleur, permettra une vraie remise en question.

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Commentaires

Monsieur Ueli Maurer n'est pas tenu de tout révéler aux canards de Romandie.la langue de bois n'est pas un vain mot surtout à ce département.Il joue la prudence . Il ne faut jamais mettre la charrue avant les boeuf .Les nombreux socialistes devenus super- esclaves du mot écologie qui elle n'est qu'une simple molécule aux mains de spéculateurs adeptes du ping-pong humain ,feraient bien d'imiter le chef du Département MilitaireOn peut pratiquer l'économie intelligente et non l'écologie trépidante avec de plus en plus de pauvreté

Écrit par : lovsmeralda | 25/05/2013

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