25/03/2011

Le nucléaire, le retour à la bougie et la sécurité nationale

«Vous voulez le retour à la bougie?» C’était la phrase favorite des pro nucléaires pour fustiger les opposants à l’atome. Ces derniers étaient dépeints comme des irresponsables qui mettent une économie à genoux, forcent une société à retourner à l’âge de pierre, tout cela parce qu’ils hyperventilent sur des schémas catastrophistes aussi farfelus que les prédictions de Nostradamus.


Et tout à coup, catastrophe. L’accident nucléaire de Fukushima vient exploser en quelques jours ces billevesées. Non, les centrales ne sont pas résistantes à un tremblement de terre; non, les ingénieurs n’arrivent pas à empêcher des explosions des bâtiments et des fuites radioactives; non, le risque nucléaire n’est pas un fantasme et la radioactivité va pourrir la vie des populations environnantes pendant des décennies.

Ce qui est particulièrement humiliant pour les têtes d’œufs nucléaires, c’est qu’ils sont battus sur le terrain qu’ils affectionnent: la science et la raison. Comment expliquer qu’un pays hypertechnologique comme le Japon ne soit pas parvenu à rétablir le courant dans la centrale? Il y avait quelque chose de pathétique à voir les pompiers de Tokyo réquisitionnés pour refroidir des réacteurs nucléaires. Un peu comme si on équipait de pistolets à eau des soldats envoyés au front en Afghanistan. Sur le terrain économique, la catastrophe atomique, mêlée au tsunami, se révèle également dévastatrice. Et comble de malheur pour les nucléocrates, Tokyo a dû planifier des coupures de courant à certaines heures dans la capitale. Le retour à la bougie… à cause de l’atome.

La Suisse va bien sûr tirer des leçons de la catastrophe. Une sortie du nucléaire est déjà envisagée. Elle sera difficile car les gens, une fois l’émotion passée, n’acceptent toujours pas des mesures contraignantes pour économiser l’énergie (isolation obligatoire des bâtiments, interdiction d’appareils voraces, prix de l’électricité plus cher) et pour doper véritablement le solaire, la géothermie, la biomasse et l’éolien. Le grand gaspillage continue.

C’est regrettable car l’énergie n’est pas un simple bien de consommation mais un domaine qui touche à la sécurité nationale. Insouciants, nous continuons à être sous perfusion de produits hautement problématiques comme l’atome (danger nucléaire) ou le pétrole et le gaz (souvent en mains de régimes dictatoriaux imprévisibles style Kadhafi). Il est urgent d’accélérer notre propre production d’énergie sûre et décentralisée. Même si cela coûte plus cher au départ.

08:30 Publié dans politique suisse | Tags : nucléaire, énergie | Lien permanent | Commentaires (2) |  Imprimer | |  Facebook | | | |

Commentaires

rentabilité,déléguer,on voit l'ampleur des résultats car à force de reporter des réparations et souvent avec du matériel obsolète,sur d'autres on se pose la question de savoir si les hauts responsables savent encore comment fonctionne une centrale nucléaire,responsabiliser au lieu de déléguer eut été mieux approprié,tout le monde ou presque s'en fiche,l'autre fera demain ce qui n'a pu être fait aujourd'hui,malheureusement c'est comme la gangrène un mal qui augmente et sans doute pour d'autres professions,d'autant qu'au Japon avec les tremblements de terre suite aux nombreux coups de grisou en Chine des signes annonciateurs il dut y en avoir,mais quitte à mourir sans doute les employés sous-payés en ont-ils tout simplement assez d'être des humains menés aux abattoirs comme de simples animaux

Écrit par : lovsmeralda | 25/03/2011

souvenez vous des voitures Toyota ayant eu des problèmes techniques retirées de la vente ,peut-être qu'en cette centrale nucléaire Japonaise,le problème est identique,et si d'autres centrales nucléaires par le monde ont aussi de la technologie Toyota en effet y'a craintes pour tous,quand à l'informatique c'est un leurre ,les tremblements de terre ,coups de grisou effacent es données enregistrées et hop tous aux abris,surtout lors de manque de personnels,comme c'est souvent le cas dans le nucléaire ou les gens pour préserver leur capital santé doivent sans doute et ce serait le moindre respect pour eux aussi prendre des vacances régulièrement ce qui ne va pas sans poser problème,mettre la sécurité mondiale aux mains d'appareils informatiques,révez plus professeur Tournesol,même Einstein lui qui affirmait on ne peut faire entièrement confiance aux machines rirait de la naiveté humains actuelle

Écrit par : lovsmeralda | 26/03/2011

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