25/02/2011

La gauche dure a déjà perdu la bataille des Municipales

Les élections municipales du 13 mars battent leur plein. Les partis populistes (MCG, UDC), qui ont le vent en poupe, ruent dans les brancards exploitant le moindre dysfonctionnement qui se présente. Mark Muller et ses villas à prix d’ami ont représenté un carburant électoral bienvenu. Les partis traditionnels au pouvoir (PLR, SOC, PDC, Verts) défendent eux leur bilan en le trouvant globalement positif tout en raillant ces populistes bruyants mais inefficaces. La routine en quelque sorte.

Pourtant un événement majeur s’est produit avant que l’on ne dépose le moindre bulletin dans l’urne. Le grand perdant de ces élections est déjà connu.


Il s’agit de la gauche dure, celle qui se trouve à la gauche du Parti socialiste, et qui, dans la plus indifférence, vit une nouvelle Berezina électorale. Après avoir disparu du Grand Conseil, elle implose dans six grandes communes (Vernier, Lancy, Onex, Thônex Versoix et Bernex) où elle n’a même plus la force de présenter une liste électorale. Elle a donc abandonné sans combattre un territoire où vivent plus de 100 000 Genevois. La désertion la plus spectaculaire concerne Vernier, 2e commune du canton avec ses 33 000 habitants et bastion de la gauche avec ses quartiers populaires de Châtelaine et des Avanchets. L’Alliance de Gauche y a compté une forte présence au Municipal et même un des trois sièges à la mairie. Désormais, plus rien.

Comment un tel massacre a-t-il pu se produire? Le principal adversaire de la gauche dure, c’est elle-même. Elle se subdivise en différentes chapelles qui sont persuadées de détenir la vérité et qui se livrent une guerre sans merci. Il y a les intellos anticapitalistes et autistes de SolidaritéS, les populos du Parti du travail cornaqués par les stalinistes, les jeunes et anachroniques communistes qui s’essaient au revival marxiste et les Indépendants, souvent dissidents socialistes ou d’une autre faction de gauche.

Pour ne pas sombrer dans l’insignifiance, ces chapelles s‘essaient à l’œcuménisme avant les élections. Mais là aussi, c’est le carrousel infernal des nomenclatures au gré de la composition de l’alliance. Il y a eu «l’Alliance de Gauche», puis maintenant selon les communes «A Gauche toute» ou «Ensemble à Gauche».

Le mouvement SolidaritéS a pour l’instant gagné la bataille des chapelles. Il peut compter sur des élus dans certaines grandes communes, sur des magistrats (Pagani, de Haller) et sur un quotidien qui défend sa ligne (Le Courrier). Il lui reste cependant à conquérir l’électorat populaire s’il veut revenir au Conseil national et au Grand Conseil.

08:30 Publié dans Genève, politique suisse | Tags : gauche, dure, solidarités, berezina, geneve | Lien permanent | Commentaires (5) |  Imprimer | |  Facebook | | | |

Commentaires

Regardez les 2 vidéos du débat: Marine le Pen Mélanchon, et vous verrez qu'en France aussi ils ont perdu!

Quand on a rien a dire on se tait!


Quand on se moque des simples citoyens pendant 40 ans, ça fini quand même par ce savoir!

Le programme type, c'est celui de Sami Kanaan: jet d'eau-Hockey, ça parle de lui même en même temps non?

Pourquoi la gauche passe sont temps à envoyer des électeurs à droite?

Écrit par : dominquedegoumois | 25/02/2011

Le populisme n'a pas de frontière
Le populisme n'a pas limite

Il est de droite et de gauche!

Écrit par : dominiquedegoumois | 28/02/2011

Si vous voulez éviter les déconvenues :

VOTEZ MEURY !!!

Écrit par : Benoît Marquis | 03/03/2011

A la différence de la Suisse, en France, quand les populistes, pour ne pas dire les extrémistes, décollent dans les sondage, les partis traditionnels se serrent les coudent (cf réelection écrasante de Chirac face à Lepen) et le peuple manifeste sa désapprobation. Au contraire, en Suisse, la presse leur offre une tribune qotidienne pour qu'ils puissent se plaindre de tout et n'importe quoi ouvertement. Et le pire dans tout ça, c'est que personne ne réagit, la plupart applaudissent même, content de voir une bande de guignols agiter des drapeaux en beuglant que la corruption gangraine tous les rouages de l'exécutif. Même au comptoir les ivrognes paraissent plus lucides...

Écrit par : robert | 04/03/2011

@ Monsieur Grosjean,
Je vous signale que dans la cité des Avanchets, où les Suisses sont en moinorité, l'on vote depuis plusieurs années de plus en plus à droite.

Écrit par : Ivan Skyvol | 09/03/2011

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