11/02/2011

Privée d'Exécutif, la Genève populiste ronge son frein

L’heure des comptes a sonné. Genève va vivre une grande année électorale avec les Municipales ce printemps et les Nationales en automne. Les partis sont nerveux car les anciennes lignes bougent de plus en plus. Le combat gauche-droite, qui a prévalu pendant des décennies, laisse la place à une foire d’empoignes où les acteurs sont plus nombreux, les camps traditionnels moins puissants. Principal enjeu: quel score feront les partis populistes qui ont le vent en poupe?


L’UDC et le MCG ont démontré en effet, malgré des soubresauts réguliers, qu’ils s’inscrivent dans la durée. Le premier se positionne clairement à droite, le second à gauche sauf sur la question des frontaliers et de l’insécurité.

Ces deux partis ont conquis plus de 20% de l’électorat aux dernières élections cantonales. Petites communes compris. Dans une grande suburbaine comme Vernier, les deux formations ont engrangé plus de… 35% des voix dont 27% pour le MCG. Ce qui explique en partie pourquoi ce dernier a pu exceptionnellement faire élire un de ses candidats à la mairie.

Et c’est là, tout le problème du pôle populiste. Il excelle dans la dénonciation, la protestation qui lui amène de nombreuses voix dans les parlements ou Conseils municipaux. Mais divisé et esseulé, il s’écrase dans la course aux Exécutifs faute de pouvoir forger des alliances. La Genève populiste ronge donc son frein.

Les élections communales de 2011 vont-elles changer la donne pour la première fois? En Ville de Genève, l’Entente de droite en a assez de faire de la figuration en occupant un siège sur cinq à la mairie. Elle pourrait intégrer le mouton noir UDC pour renforcer ses chances. Ce type d’alliance a pour l’instant échoué à cause de l’hostilité du PDC. Mais vu que cette stratégie est monnaie courante dans les autres cantons, elle va bien finir par s’imposer à Genève.

Pour le MCG, les choses sont plus compliquées. Personne ne veut s’allier à lui pour l’instant. Il est donc condamné, de par son positionnement (ni gauche, ni droite) à jouer la carte du pragmatisme et à tenter des alliances de circonstance dans certaines communes avec un groupement minoritaire. Cela peut être l’UDC, la gauche ou un parti bourgeois. Mais cela demande une habileté tactique et des candidats pas trop profilés pour réussir le grand saut dans les Conseils administratifs.

09:02 Publié dans Genève | Tags : udc, mcg, populiste, élections | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer | |  Facebook | | | |

Commentaires

Allez faire un tour à la gare Cornavin de 12h à 2h du matin, c'est des dizaines de voleurs qui quadrillent tout le secteur!

Bravo les politiciens, vous êtes tous responsables!

Écrit par : dominiquedegoumois | 17/02/2011

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