03/12/2010

Chers TPG, les usagers ne sont pas des bœufs

«Mercredi matin, les flocons tombaient en abondance sur Genève. Avant de sortir pour savoir si cela valait la peine de poireauter indéfiniment à l’arrêt de bus le plus proche, petit coup d’œil sur le site Internet des TPG. Rien. Pas un mot sur la neige, les perturbations, les retards, les lignes touchées, nada! Le site Web reste d’un blanc virginal.»

Cette citation n’est pas une description de ce qui s’est passé mercredi dernier. Elle est tirée mot pour mot d’une chronique politique parue dans la Tribune vendredi… 15 janvier 2010.


Eh oui, nous avons eu de grosses chutes de neige en début d’année. Mais aucune leçon n’a été tirée ces dix derniers mois en matière d’information. Résultat: une hotline dépassée, un message préenregistré obsolète et un site Unireso inutile. Les passagers n’avaient plus qu’à se rendre à l’arrêt de bus, attendre dans le froid sans info et prier pour qu’un véhicule arrive. Mardi soir, certains ont patienté plus d’une heure et le bus n’est jamais venu. Ils ont dû rentrer à pied. Le directeur Roland Bonzon promet de remédier à ces déficiences en 2011. Pourquoi ne l’a-t-il pas fait avant? Voilà une entreprise qui joue un rôle névralgique dans la mobilité, qui touche des centaines de millions de l’Etat et qui n’est même pas capable d’avoir une information minimale sur son site Internet. A croire, chers TPG, que vous considérez les usagers comme des bœufs qu’il suffit de charger d’un point à un autre et que l’on peut laisser sous un abribus pendant la nuit si le trafic est interrompu.

Il y a aussi la question qui énerve. Pourquoi ne met-on pas de chaînes sur les roues des bus comme à Lausanne? «Parce que cela n’en vaut pas la peine vu le relief de la Genève et la rareté de grosses chutes de neige», répondent en substance les TPG. Pas vraiment satisfaisant. Car si on décide de faire l’impasse sur les chaînes, ce qui peut se défendre, alors il faut s’assurer avec la Voirie que les routes soient praticables sur toutes les grandes lignes. Or tel n’a pas été le cas. Il est parfaitement anormal que Le Lignon, un quartier densément peuplé, n’ait pas pu être desservi pendant des heures car les bus n’arrivaient pas à avaler la montée de Saint-Jean.

Il y a eu beaucoup de travail effectué par les voiries, le SIS et les TPG. Il faut le souligner. Ce qui manque en revanche, c’est un «plan neige Etat-communes» qui soit actionné lorsque MétéoSuisse tire la sonnette d’alarme. Avec un chef des opérations qui indique quels sont les axes prioritaires pour les automobilistes et les lignes TPG. Et que tout cela soit annoncé à l’avance pour que chacun sache à quoi s’en tenir.

07:06 Publié dans Genève | Tags : genève, tpg, neige | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | |

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