05/11/2010

Mon voisin étranger est un violeur: super!

La propagande de l’UDC sur les sujets chauds est souvent grotesque et exagérée. On l’a souvent dit. Ce que l’on dit moins en revanche, c’est que la prose des contradicteurs patentés de ce parti est souvent tout aussi ridicule. Un exemple? Pour combattre l’initiative sur le renvoi des criminels étrangers, la gauche rose-verte a lancé la campagne «Touche pas à mon voisin». C’est une resucée de «Touche pas à mon pote», slogan qui a fleuri en France au siècle passé pour lutter contre le racisme et qui s’affichait sur une main jaune.

La main de «Touche pas à mon voisin» est rouge et arbore un cœur en son centre. Le problème? On nous demande en gros d’aimer le voisin étranger, même si c’est un violeur ou un assassin… N’étant pas un saint avec deux ailes dans le dos,


...mon degré d’empathie envers ce type d’individus est assez réduit et peu me chaut s’il est expulsé de Suisse après avoir purgé sa peine. «Horreur, malheur, vous appliquez la double peine!» s’écrient les défenseurs du criminel expulsé. Et c’est vrai. Mais la discrimination inverse se présente aussi. Un étranger qui commet un forfait à Genève ou à Bümpliz a la possibilité de fuir dans son pays d’origine pour échapper à la justice suisse. Ce qui ne sera pas le cas de son complice helvète.

«En expulsant un criminel, on sanctionne aussi sa famille qui n’y est pour rien», objecte-t-on encore. Un argument pertinent et qui place les responsables politiques devant un vrai dilemme. Et quelle que soit leur couleur politique, il leur faut trancher dans le vif. On se souvient qu’une polémique avait éclaté au PS il y a une vingtaine d’années quand le socialiste Bernard Ziegler dirigeait le Département genevois de justice et police. Il avait procédé à des expulsions de criminels étrangers (des dealers de drogue en l’occurrence), dont il estimait qu’ils menaçaient la sécurité publique. Emoi au parti de la rose.

Et c’est tout le drame de la gauche aujourd’hui. Elle peine à aborder de front les questions de sécurité ou de criminalité étrangère. Elle fait souvent de l’agresseur une victime de la société et laisse la parole aux groupuscules qui voient des racistes et des fascistes partout. Du coup, son électorat populaire passe ponctuellement du côté UDC ou MCG. Il n’en sera pas autrement sur cette votation.

La Suisse compte plus de 20% d’étrangers, Genève plus de 40%. C’est une proportion énorme. Pourtant la majorité des gens, Suisses ou étrangers, trouvent que la cohabitation se passe bien. En revanche, ils n’ont aucune empathie envers les étrangers qui violent gravement nos lois.

08:26 Publié dans politique suisse | Tags : étrangers, criminels, racisme, votation, suisse | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | |

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