27/08/2010

Il ne faut pas interdire le combat libre MMA à Genève

Un coup de coude dans le visage, du sang qui gicle sur le tapis, un étranglement qui fait perdre brièvement connaissance au combattant: voilà quelques images-chocs qui stupéfient le quidam lorsqu’il découvre pour la première fois un combat libre sur un ring grillagé dans une salle surchauffée. Qui sont ces monstres qui s’entre-tuent? Pourquoi autorise-t-on pareille ignominie? C’est un peu ce que s’est dit le conseiller d’Etat Charles Beer, qui a décidé de partir en croisade et d’interdire ce genre de combat sur le territoire cantonal.

A notre avis, l’interdiction est une mauvaise idée.


Car le combat libre vaut mieux que sa réputation. D’abord, il n’est plus «libre». Fini les affrontements où tous les coups étaient permis et où un des deux combattants ressortait sur une civière. Désormais, l’arbitre intervient immédiatement quand un protagoniste est sonné. Un combat peut d’ailleurs se terminer en 30 secondes par une clé de bras ou de jambe, sans que pratiquement aucun coup n’ait été échangé.

L’intérêt de ce sport est qu’il mêle plusieurs arts martiaux (karaté, boxe, judo, lutte, etc.). Il produit des combattants très complets. Est-il plus violent que la boxe? Plus sanguinolent et explosif sans doute, mais pas forcément plus dangereux. En boxe, les combats sont longs et les coups à la tête répétés. Il y a fort à parier que les lésions internes sont plus nombreuses. Pourtant personne, ou presque, ne songe à interdire le «noble» art.

Autoriser le combat dit «libre» ne signifie pas en faire l’apologie aveugle et le recommander pour les fêtes familiales. C’est une aberration de l’avoir présenté au Lignon devant un large public, dont des enfants. Ce spectacle doit être encadré aussi bien sur le ring qu’autour du ring. Une limite d’âge (16 ans?) serait dès lors bienvenue.

06:49 | Tags : mma, combat, genève, beer | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | |

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