01/08/2010

La fête du 1er  août: entre bâillement et récupération

Faut-il lancer une initiative pour interdire aux politiciens de s’exprimer le 1er août afin qu’on puisse avaler son cervelas en paix au milieu des flonflons et des lampions? On hésite à déposer un tel texte au vu des discours répétitifs et convenus qui inondent la Suisse lors de la fête nationale. Qu’avons nous fait au Dieu tout-puissant, invoqué dans notre Constitution, pour endurer cela chaque année?

Il y a en effet deux modèles de discours immuables: le rassembleur et le partisan.


Le premier est principalement utilisé par les membres du gouvernement. La présidente de la Confédération, à l’instar de ses prédécesseurs, a donc appelé à l’unité en ressortant la maxime «Tous pour un, un pour tous». Elle a remis une couche sur le respect de l’autre, condition sine qua non du vivre ensemble. Objectif: jouer les sages, l’arbitre éclairé au-dessus des passions et des partis. Alors on gomme toutes les aspérités pour ne vexer personne.

A l’inverse, il y a le discours partisan tout aussi rodé et rabâché. Thème de prédilection: l’Europe ou plus exactement l’Union européenne. Du côté de l’UDC, c’est le mal absolu, le monstre qui videra les caisses helvétiques et tuera la démocratie directe. Côté socialiste, l’UE est le paradis incontournable qu’il faut rejoindre de gré ou de force pour sortir de notre insignifiance politique. Chaque camp exagère pour faire triompher sa thèse.

Reste la question. A-t-on le droit à un congé du discours politique le 1er août?

19:51 Publié dans Humeur | Tags : fête, nationale, politiques, discours | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | |

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