30/04/2010

Où sont donc les fans inconditionnels de l’Union européenne?

Où sont donc les fans inconditionnels de l’Union européenne? Vous savez, ces aficionados à la Cherix qui dès que la Suisse a un problème (UBS face au fisc américain, otages retenus en Libye, secret bancaire attaqué, etc.) nous expliquent doctement que si nous étions membres de l’UE, tous ces maux ne nous toucheraient pas, ou si peu, car nous ferions partie d’un grand ensemble fort et musclé qui assurerait jusqu’à la nuit des temps notre bien-être matériel et spirituel. Une sorte de casco intégrale politique, un paradis européen où l’herbe est toujours plus verte que sur n’importe quelle prairie suisse.

Le chœur des pleureuses de l’UE se fait plus discret, car les nouvelles du paradis ne sont pas bonnes.


La crise du subprime a fait très mal dans les grands pays européens qui ont dû sortir l’artillerie lourde pour renflouer les banques. Mais surtout le chômage augmente, les déficits croissent dangereusement et les tensions sociales s’exacerbent. Il suffit de regarder ce qui se passe en France pour comprendre que l’appartenance à l’UE n’est pas une assurance tous risques. Les déficits budgétaires sont colossaux, le gouvernement doit couper dans la fonction publique, l’emploi est en berne et les grèves repartent de plus belle.

Comme si cela ne suffisait pas, voici qu’explose la bombe grecque dans la zone euro. Ce pays a vécu clairement au-dessus de ses moyens et se retrouve en cessation de paiement. Et là on voit qu’appartenir à un grand club ne vous protège pas de la pluie et qu’au contraire, il faut parfois écoper alors que votre «ami» a tout fait pour attirer la foudre avec ses budgets… créatifs.

La fourmi allemande est du coup passablement excédée par la cigale hellène et cette affaire ne renforce pas l’amitié entre les peuples si on en croit la campagne menée par Bild, le quotidien allemand à plus fort tirage. On pouvait y lire des titres aussi évocateurs que: «Les Grecs en faillite ne veulent pas économiser», «Ils veulent notre argent!», «Les rentiers grecs ont la belle vie».

Tout ça pour dire que l’Union européenne n’est pas le paradis. Ni l’enfer d’ailleurs. Il serait bon de s’en souvenir lors du prochain débat sur l’adhésion de la Suisse à l’UE.

18:14 | Tags : ue, union européenne, déficit, adhésion, suisse | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | |

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